Ils étaient huit cents ce dimanche tout supporteurs confondus à garnir la tribune et les alentours du
stade Gaston Bonnet.
Huit cents qui à chanter, qui à encourager, qui à trembler autour d’un R.C.A batailleur à souhait, mais
peut-être un peu trop fébrile durant le premier quart d’heure et surtout, souvent indiscipliné et pris
à la faute par la patrouille.
Car bis repetita! Comme à l’aller sur la côte les « Noir et Blanc » se font sanctionner de deux cartons,
un blanc sur faute technique et puis, dans la foulée, un jaune alors que Kévin D’Hulster tentait
l’interception !
Ce seront donc au total plusieurs longues, très longues minutes au cours desquelles à treize contre
quinze, il faudra défendre et lutter sur tous les fronts alors que le jeu devait plutôt être l’offensive à
tout va, compte tenu du retard de sept points concédés au match précédent (20.27).


« Nous on est là ! Pour l’amour de notre club !!!! » entonne le public emmené par un Clément
Tronche des grands jours… Un public qui compense par sa présence sonore et physique, qui soutient
mais qui souffre car la défense cède sur une incursion des Calaisiens et puis commet des fautes,
exploitées sur pénalité par un adversaire qui n’en demandait pas tant.


Revenus à XV les hommes au héron se rebiffent, négocient bien les phases statiques notamment les
touches qui leur permettent de porter le danger par des groupés tout à la fois puissants et
techniques.
Par deux fois ceux-ci aboutiront pour des essais exemplaires où un joueur aplatit dans l’en-but
certes, mais grâce à un effort collectif d’un ensemble de coéquipiers, de toute une équipe, de tout
un club….


Un R.C.A uni, soudé, jusqu’au-boutiste puisque encore à la charge dans les dernières secondes à
l’initiative des courageux Jo Tokolo et Vincent Terrain ou encore de l’inusable Jérémy Delbecques,
mais qui ne parviendra pas à percer cette forteresse Calaisienne, très performante et mobile au
niveau de ses lignes arrières et qui s’impose finalement 16 points à 10.


Les joueurs Audomarois auront tout donné à l’image d’une saison exemplaire toujours difficile à
gérer à ce niveau notamment lorsqu’elle est consécutive à une descente après un passage en
Fédérale et que dire alors de la communion qui s’opéra au terme de la rencontre entre eux et un
public conquis, avec force d’applaudissements et de chants sinon que le Rugby c’est beau lorsqu’il se
pratique dans cet état d’esprit !